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Immigrants français : principales catégories
Auteur: karnak   -    thème: Divers
On connaît la fameuse théorie du SPI énoncée par Alphajet et les différentes phases d’immigration. On connaît moins les différentes catégories d’immigrants français.

Depuis que je vis ici, j’en ai connu des Français et j’ai pu un peu analyser leurs comportements et leurs profils.

Premièrement, l’immigrant Français n’est pas à mon sens aussi représentatif de la diversité de la société française car il a été choisi en majorité selon des critères que l’on connaît : son âge, son niveau de scolarité, sa formation, sa faculté à s’adapter, sa santé, ses finances, etc.

Il est issu souvent de la classe moyenne et n’avait pas réellement de problèmes à s’intégrer dans la société française (études, travail, logement).

Malgré ce profil type, il y a selon moi différents portraits plus précis. J’ai divisé les immigrants Français en plusieurs catégories psychosociologiques. Je peux en oublier mais les principales sont là.
Je ne pouvais pas non plus parler des autres immigrants puisque les raisons qui ont pu les amener à venir s’établir au Canada sont souvent très différentes (notamment, pour les réfugiés). Je ne pouvais pas non plus parler des expatriés qui ne sont pas des immigrants.


Les opportunistes

Les immigrants opportunistes sont généralement jeunes. Ils viennent s’établir ici seuls ou en couple. Ils n’ont pas ou peu d’expérience professionnelle en France. Ils viennent au Québec pour chercher cette fameuse expérience internationale. Ils font partie de ceux qui auraient pu choisir une toute autre destination pour immigrer (exemple : Londres, où on a retrouvé depuis une dizaine d’années une grosse vague d’immigrants opportunistes qui se font la main dans un pays où il est plus facile de trouver un job, même un MC job).

Le Québec n’est donc qu’une étape pour eux. Dès le départ, ils sont souvent arrivés avec l’idée qu’ils n’allaient pas faire leur vie ici. Par conséquent, ils ne se sentent pas réellement concernés par les critiques qu’ils peuvent entendre sur le Québec et les problèmes de la province. Ils ne comprennent pas non plus pourquoi les autres immigrants qu’ils rencontrent n’arrêtent pas de chialer et ne profitent pas pleinement de la vie comme eux. Ils ont même fini par les éviter. Et le plus important pour les immigrants opportunistes, c’est leur projet : acquérir une expérience ici, développer des compétences ou même le summum être travailleur autonome.

Ils ont du mal à se faire des amis québécois car ils vivent comme dans un monde parallèle (un peu comme des touristes qui vivraient de façon permanente ici). Leur terrain de jeu est le Québec mais leurs valeurs sont européennes.
Weekends à NYC, balade en traîneaux à chiens, journées de ski à Mont-Tremblant…Ils comptent bien pendant les 2, 3 ou 4 années qu’ils vont vivre ici, en profiter.
Au terme de leur séjour, ils repartent donc du Québec sans pincement au cœur. Ils retournent en France gonflés à bloc pleins de bonnes intentions et un peu plus dégourdis.


Les ambitieux

Les immigrants ambitieux sont généralement dans la fin de la vingtaine ou début de la trentaine. Ils sont seuls ou en couple (mais plus généralement en couple). Ils sont venus avec l’idée qu’ils allaient faire de l’argent et ont un profil d’entrepreneurs. Acheter un B&B au cœur des grands espaces, fonder leur boîte d’informatique ou leur boîte de pub, c’est leur trip. Le Québec est un investissement.
Contrairement aux opportunistes, ils arrivent par contre avec l’idée qu’ils vont rester, s’implanter, ouvrir 10 succursales dans les 15 ans à venir. Ce sont des rationnels et ils ont une vision à long terme. Avec leurs économies en euros, ils achètent le 4x4, la maison en banlieue et tout le kit qui va avec…

Ils ont même une casquette de Tiger Woods vissée sur la tête et un bermuda pour faire plus Amerloque. Ce sont des consommateurs avant tout du rêve américain.

Ils ne se sentent pas réellement concernés par les critiques qu’ils peuvent entendre sur le Québec et les problèmes de la province car ce sont des gens positifs, des battants ; bref, l’Amérique, c’était pour eux. On est sur le terrain du libéralisme mais bon, il faut aussi de bons partenaires, un banquier qui a confiance dans leur projet et des aides financières. Tout va bien jusqu’à ce qu’ils découvrent que la réalité est bien différente de leurs rêves. Face à la bureaucratie, face aux nombreux paradoxes du Québec, face au favoritisme pure-laine, face aux problèmes financiers, face aux impôts, ils finissent par déchanter. L’Amérique, elle n’est pas en fait comme ils l’avaient rêvée. Et ils repartent eux aussi.


Les intégristes

Les immigrants intégristes rêvent du Québec, des grands espaces, de l’Amérique, d’une Administration efficace, de la sécurité, du travail bien fait, des rues sans crotte de chiens…Bref, de tout ce qui ne ressemble pas à la France et surtout aux Français car il déteste ces derniers. Les intégristes, on les retrouve par exemple sur immigrer.com. Ils vont jusqu’à vomir sur la France de façon à mieux s’intégrer au Québec.

Eux, c’est clair, ils sont là pour la vie même quand leur projet de venir vivre ici n’est qu’à l’étape de l’inscription (voir la majorité des membres d’immigrer.com qui parlent de la vie au Québec sans y avoir mis les pieds, depuis la France où ils mènent une vie assez confortable).
Comme ils sont là pour la vie, une fois au Québec, ils achètent eux aussi une maison en banlieue et tout le kit. Le summum, même, c’est d’avoir aussi un chalet au pied d’une montagne pour se sentir vraiment québécois. Des vrais de vrais, en somme. Ils ne leur manque plus que la chemise à carreaux.

Ils sont tellement à fond dedans qu’ils sont plus Québécois que les Québécois eux-mêmes et ils ne s’en rendent même pas compte. Bref, ils cumulent tous les clichés. Ils sont par exemple extrêmement gentils avec les Québécois (mais attention pas avec leurs compatriotes Français), ils ne fréquentent la plupart du temps que des Québécois. Cela en est presque ridicule.

Ils ne sont pas par contre à un paradoxe près. Bon, on le sait, ils nient les problèmes du Québec. Pour eux, le système de santé québécois n’est par exemple pas pire qu’un autre. En même temps, à chacun de leur voyage en France, ils en profitent pour se faire soigner là-bas. Pour eux, le système éducatif québécois n’est pas non plus pire qu’un autre. En même temps, ils en profitent pour mettre leurs enfants à St-Stan’ ou à Marie de France. Etc, etc, etc
Les immigrants intégristes qui vivent au Québec depuis plus de 10 ans, autant le dire, par contre, il n’y en pas. Ils sont tous repartis car même si leur phase SPI aura duré plus longtemps, il n’en reste pas moins que la réalité les rattrape eux aussi et l’expérience de la vie aidant, ils changent progressivement leurs perceptions. On ne peut pas vivre avec des rêves toute sa vie.


Les inconscients sans expérience de vie

Ils sont généralement jeunes (dans la vingtaine) et auraient très bien pu prendre un train pour Moulins plutôt qu’un avion pour Montréal. C’est à peu près la même chose car ils n’ont pas trop réfléchi à leur destination. Partis à peine de chez papa et maman, ils arrivent ici les mains dans les poches avec souvent encore une mentalité d’étudiant. Ce sont majoritairement des gars. Ils vivent au jour le jour. Ils occupent des mcjobs mais s’en fichent un peu. Ils sont habitués à vivre dans des cartons, à manger des pâtes et à ne pas se laver tous les jours. Serveurs dans un bar rue St-Denis, ça leur convient tout à fait. Si ce n’était pas cela, ce serait vendeurs de chichis sur la plage de la Grande-Motte ou vendeur itinérant de batteries de casseroles dans les campings de la côte d’azur. Du moment qu’ils rencontrent du monde et font le party, c’est le top.

Ils ne viennent pas forcément ici pour se forger une expérience. Ils viennent comme les opportunistes pour en profiter mais avec leur salaire plus faible, ils se contentent de sorties moins onéreuses et souvent plus trash (bars, boîtes de nuit, partouzes…). Le chien de traîneaux, de toute façon, ça ne les branche pas. Et s’ils allaient pour un weekend à NYC, ils choisiraient de visiter la ville, la nuit. Les étudiants Français (qui ne sont pas résidents permanents) mais qui viennent ici dans le cadre d’un échange universitaire sont un peu à classer dans la même catégorie, sauf qu’eux ils sont conscients de ce qu’ils font et ne passent pas non plus leur temps à cruiser tout ce qui bouge. Ils ont choisi Montréal pour poursuivre leur cursus et pas Londres, Barcelone ou Toulouse. Ce qui aurait donné à peu près le même topo.

Les immigrants inconscients sans expérience de vie repartent les plus vite. Leur vie au Québec, cela dure parfois le temps d’une saison estivale, cela dure le temps d’un flirt, cela dure le temps de terminer le dernier paquet de macaroni. Au moins, ils pourront dire. On l’a fait.


Les inconscients expérimentés

Ils sont dans la fin trentaine, voire même dans la quarantaine. Ils ont déjà eu l’occasion de venir au Québec en touristes. Ils ont adoré la tranquillité d’ici, la gentillesse des gens, se sont rendus compte qu’il était facile de bosser. La preuve, il y a plein d’écriteaux ici et là sur les devantures des commerces et des entreprises « on cherche du personnel ». Le hic, c’est qu’ils oublient de lire la phrase en-dessous : « on cherche du personnel à temps partiel payé à coups de trique».

De leur périple estival ou hivernal, ils ont pris une tonne de photos avec leur caméra numérique et rendent envieux leurs collègues parisiens. Le temps de remplir les dossiers pour immigrer, de consulter en détail les derniers messages postés sur immigrer.com ou de survoler rapidement ceux d’immigrer-contact et les voilà qui débarquent la fleur au fusil à Dorval avec leurs 3 enfants.

Avec le magot d’euros amassé durant toutes ces années de dur labeur à Paris où ils finissaient rarement leur journée avant 20h, ils sont tout heureux d’être les nouveaux riches du Québec.

Appartement à Outremont, voiture berline avec sièges rabattables, scolarité des enfants à St-Stanislas pour ne pas les déstabiliser, petit weekend sympa pour observer les baleines à Tadoussac…Bref, la vie rêvée après l’enfer de la vie stressante de la capitale française.

Ils ont tellement de choses à faire ici qu’ils n’ont même plus le temps de lire les forums d’immigration.
Maintenant, il faut chercher un boulot. Et c’est là que ça se gâte.

Ils sont Français. Ils sont plus âgés. Ils sont plus exigeants question salaire. Soit ils ne trouvent pas d’emploi dans leur domaine. Soit ils en trouvent un mais avec des diplômes supérieurs à leurs collègues, ils sont payés 20 % moins chers.

Quant à l’appartement, 1 300 $ sur le Plateau ou NDG, ils trouvent cela donné (attention, ce sont à peu près les seuls).

Et puis les vacances à Royan dans la maison secondaire des grands-parents, ce n’est plus qu’un souvenir. Avec 2 ou 3 semaines de vacances par an et le coût des billets d’avion multiplié par cinq, les économies fondent plus vite que la neige en hiver.

Pour faire un raccourci, les immigrants inconscients expérimentés ont abandonné une vie parfois stressante mais confortable et somme toute agréable pour une vie qui fout leur famille au complet dans la merde. L’aventure aux aventuriers, la vie tranquille aux familles tranquilles. Et on ne les reprendra plus.


Les bourgeois

Le profil des immigrants bourgeois ressemble à celui des immigrants inconscients expérimentés. Ce qui les différencie, c’est qu’ils ne sont pas forcément expérimentés et en plus ils ont souvent tout eu dans le bec. Leur famille trouve étrange qu’ils abandonnent le cocon familial, les vacances à Antibes et leur maison à Versailles. Mais bon, dans la revue Capital et aussi dans La Vie, ils ont dit que le Québec, c’était l’Amérique à la française et en plus qu’il y avait plein d’églises et une grande ferveur religieuse. Sauf que le Québec, c’est l’Amérique avec tous ses défauts mais sans ses qualités. Les églises, elles sont transformées en condos et la religion a changé de main (religion du fric, religion de la souveraineté, religion du sexe..).

Les petites gamines habillées en bleu marine se font moquer d’elles et le monospace flambant neuf acheté cash dépareille un peu sorti de Ville Mont-Royal ou de l’île des Sœurs. Les beaux-parents viennent les visiter mais sont particulièrement déçus par l’état de délabrement des infrastructures du Québec. Ils se demandent dans quel pétrin leurs enfants se sont mis. Pendant que pas loin de 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, les immigrants bourgeois continuaient de penser que le Québec était une province riche. On ne les reprendra plus. Comme le salaire ou les affaires ne sont pas mirobolants, les immigrants bourgeois finissent par retourner en France. Ils font la honte de leur famille mais retombent sur leurs pieds rapidement.


Les ethnologues

Les immigrants ethnologues sont généralement dans la vingtaine à peine éclose. Ils connaissent tout du Québec, des chansons de Céline jusqu’aux épisodes de la Petite vie en passant par les romans de Louis Caron. Ils collectionnent les photos des villages québécois pris sous toutes les coutures, des forêts automnales, des tempêtes de neige. Ils passeraient une après-midi au Bingo juste pour dire que c’était le moment le plus formidable de leur vie après le show des Cowboys-fringants à Paris qu’ils n’auraient manqué pour rien au monde. Ce sont des purs et durs, ils adorent le Québec.

Contrairement aux intégristes, ils adorent aussi une soirée crêpes entre ami Français et surtout pouvoir échanger sur le dernier album d’Isabelle Boulay et entre deux cuillerées de Nutella ou de confiture de bleuets, décortiquer les paroles de ses chansons avec un air intello. Pas mal granolas sur les bords, ils se sont prévus un weekend à l’Anse-St-Jean pour faire du kayak sur le Saguenay. Les Etats-Unis, eux, ça ne les intéresse pas le moins du monde. Le Québec est tellement vaste que ça leur suffit. On les croise sur les petites routes de région ou sur la 20 s’ils ont pris un forfait « allo-stop » et ils ont un sourire large comme ça.

Oui, mais vous allez me dire. De quoi vivent-ils ? Pas uniquement d’amour et d’eau fraîche ? Ben, finalement, pas loin. Un rien leur suffit. Ils sont contents de leur séjour ethnologique au Québec mais la période découverte a ses limites. Ils découvrent eux aussi le revers de la médaille.


Les anxieux

Les immigrants anxieux sont généralement âgés dans la trentaine. Ils ont eu pas mal d’expérience de vie et de travail en France mais ont été plus ou moins déçus. Séduits par les pubs sur le Québec, ils sont attirés par une nouvelle vie ailleurs. Ils connaissent le Québec ou ils ne le connaissent pas du tout. Ils font quand même tout pour mieux le connaître. Ils se sont renseignés sur les opportunités d’emplois, etc.

En arrivant au Québec, ils n’ont pas d’attente. Comme ils sont expérimentés, ouverts (ils ont beaucoup voyagé), pas trop jeunes, pas trop vieux, flexibles (souvent ils ont déjà connu la précarité en France) et qu’ils s’adaptent très rapidement à un nouvel environnement, ils font partie des immigrants qui trouvent le plus rapidement un emploi.

On les dit cependant anxieux car ils ont toujours peur de l’avenir et de tout. Ce sont par essence des exclus du système et ils ont dû se débrouiller la plupart du temps par eux-mêmes (génération X). Le problème, c’est que le doute les envahit tout le temps et même les paralyse.

Ils vivent au Québec comme si dès demain ils devaient partir, c’est-à-dire qu’ils ne sont jamais vraiment définitivement installés.

Ils n’achètent pas de maison au Québec de peur de devoir vivre ici pour la vie. S’ils sont seuls, ils ont de la difficulté à construire un couple. S’ils ont un enfant, ils ont peur que cet enfant en vivant ici n’adopte pas les mêmes valeurs qu’eux, etc.

Ce qui peut paraître étonnant, c’est que ce sont souvent les immigrants anxieux qui restent le plus longtemps au Québec en dehors des immigrants bloqués ici, abîmés par la vie, une autre catégorie à consulter ci-dessous. Et ce qui est paradoxal, c’est que ce sont aussi ceux qui profitent le moins de leur vie ici. Devenus citoyens, ils débattent plus vigoureusement des problèmes de la société dans laquelle ils vivent et ont plus de difficultés à voir la vie en rose car ils ont été bernés durant tout leur parcours. Ils ont un sens critique développé mais parfois trop développé (ça peut les bloquer là encore). Ils se lassent rapidement de l’effet nouveauté. Le weekend à Toronto ou la sortie en 5 à 7 finissent même par les emmerder. Ils se réfugient dans leur univers. Ils ont pourtant pas mal d’amis français, québécois ou autres à cause de leur présence assez longue dans ce pays. Dans leur vie comme dans leur vie d’immigrant, ils sont en période de transition. Donc, une partie d’entre eux repart avec un gros bagage émotionnel, une partie d’entre eux reste avec une certaine amertume.


Les bloqués (ou abîmés de la vie)

Les immigrants bloqués ont une importante expérience de vie. Ils connaissent très bien la culture québécoise car ils vivent ici depuis plus longtemps que les premières catégories citées plus haut.

Si les immigrants anxieux sont en éternelle période de doute quant à leur avenir ici (malaise qui peut aller jusqu’à les empêcher de profiter de la vie), les immigrants bloqués se sont fait une raison. Ce sont des abîmés de la vie. Ils sont bloqués ici à cause d’un divorce, d’un enfant, de problèmes financiers ou bien du fait qu’ils n’ont plus aucune famille en France, etc. Cependant, ils sont obligés de vivre normalement sans mettre de côté les critiques qu’ils ont face au Québec.

Les immigrants bloqués tentent parfois de prévenir les nouveaux immigrants de certains dangers (mariage de couples mixtes, difficultés reliées à l’immigration, etc.) mais sans beaucoup d’efficacité.

Depuis le temps qu’ils vivent ici, ils sont vraiment installés. Ils ont acheté une maison, etc.

Cependant, ce qui les a fait rester ici, ce n’est pas leur amour pour la belle province, mais ce sont les aléas de la vie. Par conséquent, leur bonheur n’est pas entier. S’ils avaient pu faire autrement, ils seraient partis depuis longtemps. Comme la catégorie précédente, les années au Québec laisseront des traces d’amertume.

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35 commentaires
chancremou - Tuesday 21 March 2006 - 08:25
Superbe étude de marketing... avec une segmentation comme celle-là, on peut travailler sur un plan d'affaires béton. Et tu fais quoi dans la vie Karnak? Assistante de direction? Y'a des compétences qui se perdent là...

luva - Tuesday 21 March 2006 - 08:40
C'est drôle et très bien vu.

Soyons assurés malheureusement que la DGQ doit posséder des fiches très détaillées sur toutes les catégories décrites. C'est pouquoi leurs campagnes de pub atteignent si bien leurs cibles ...

karnak - Tuesday 21 March 2006 - 08:46
Non, moi ce n’est pas le marketing qui m’aurait branché, c’est le journalisme.

Et puis, ce n’est pas une étude scientifique. Ce sont juste des catégories que j’ai pu rencontrer.


nikky - Tuesday 21 March 2006 - 09:17
Mon chum est Belge et non Français, mais je dirais qu'il se situe à mi-chemin entre la catégorie des opportunistes (jeune, arrivé seul, sans expérience professionnelle dans son pays) et la catégorie des inconscients sans expérience de vie (un gars, habitait juste avant chez môman et pôpa, vivait au jour le jour, faisait la fête avec d'autres immigrants). Mais sinon ça s'arrête là.

grenouille - Tuesday 21 March 2006 - 09:40
J'ai beaucoup apprecie de te lire, on se retrouve dans certaine categorie, cela a l'avantage de s'ouvrir un peu plus sur ces propres defaut. Je suis curieux de savoir si il y a une catgorie de personne qui reussissent ? tout simplement. Dans le fond le quebec etait pour eux, ou bien ils revent encore ?

yann - Tuesday 21 March 2006 - 10:54
Superbe!
T'as pensé à moi c'est sur quand tu as écrit "les anxieux"
En attendant, c'est complet. Personnellement, j'ai été "anxieux" et aujourd'hui, je suis "bloqué"

Cela dit, on remarque deux choses:
- il y a ceux qui viennent et qui repartent tous déçus;
- il y a ceux qui restent et mourront ici malheureux.

Wow!
Quel bonheur que l'immigration au Québec!

patopersil - Tuesday 21 March 2006 - 11:02
Ces profils correspondent à des gens qui sont déçus du Québec et qui repartent pour la plupart. Ta liste de profils laisse penser que tu rencontre des français seulement sur IC!

chancremou - Tuesday 21 March 2006 - 11:11
Ben non, par définition les "bloqués" ils restent... moi ça fait 25 ans que je suis ici, 10 ans inconscient, 15 ans bloqué.

leozard - Tuesday 21 March 2006 - 11:43
Tout cela sonne terriblement vrai. Bravo karnak !

J'espere toutefois qu'il existe une catégorie de français qui viennent, réussissent et restent au Québec ou dans le reste du Canada.



pretender - Tuesday 21 March 2006 - 11:50
Bah, perso, on est dans la catégorie des opportunistes... à quelques variations près: on n'a pas fait le tour du québec, on n'a pas fait de chiens de traineaux, on n'est pas allé à Tadoussac ni à Percée et on ne va pas skier.

karnak - Tuesday 21 March 2006 - 12:52
Bon, je me classe depuis que je vis ici dans les anxieuses mais il n’est pas dit que je ne devienne pas bloquée

Ma tribune se veut pas mal ironique mais vous me connaissez.

En fait, depuis que je suis ici, j’ai croisé des immigrants Français faisant partie de toutes ces catégories. Les déçus ne viennent pas tous d’IC forcément, contrairement à ce que tu dis patopersil.
Si tu vas par exemple sur immigrer.com, tu constateras que des immigrants qui vivent au Québec depuis plus de 5 ans, il n’y en a pas des masses (la majorité des membres vit encore en France et parlent du Québec comme s’ils y vivaient).

Si tu connais des Français en dehors du Web, ils ne sont pas bien différents. Dernièrement, j’ai des amis de longue date qui m’ont par exemple annoncé leur départ et ils n’ont jamais fréquenté aucun site sur l’immigration. Leur bilan était exactement le même que ceux qu’on peut lire ici. Ils ont deux enfants et ils rentrent pour deux raisons principales : la santé, l’éducation.

J’avais notamment dit dans une autre tribune qu’à un moment ou à un autre, nous allions tous repartir d’ici. S’il y en a qui restent 10, 15 ou 25 ans, vous remarquerez que ce n’est souvent pas à cause du Québec mais toujours de leur situation ici : notamment, les divorcés avec enfants (les abîmés de la vie, comme je les appelle). On dirait que les gens restent rarement par choix aussi longtemps.



omninaute - Tuesday 21 March 2006 - 13:55
Superbe profilage de nos con citoyens en mode émigratoire. L'espace est volontairement provocateur, mais non méchant, il y a des mots que je trouve trop longs, c'est juste un jeu démantique.
Les deux dernières catégories sont donc les plus profondemment déçus par le Québec, à juste titre d'ailleurs. Et avec le recul je me rends compte que j'ai bien eu de la chance, avec mes 18 mois de présence seulement. Le fait qu'en amont de l'émigration je n'ai pas de caractétistiques qui aurait pu me placer dans une de ces catégories m'incite à croire que mon retour était inévitable.
Pourquoi, parce qu'à la raison il faut y mixer intuition, il en résulte une forme d'équilibre et qui m'a évité, et j'en suis sur, de me retrouver rapidement dans les anxieux et encore plus rapidement dans les bloqués....
En restant dans la logique de ton raisonnement, pour tout les anxieux, surtout évitez de vous bloquer. Et une évidence: le paradoxe québécois finit par déteindre sur l'émigrant intégré: il est anxieux. Mais alors quel est le facteur débloquant chez l'anxieux?

karnak - Tuesday 21 March 2006 - 16:54
Les deux dernières catégories sont donc les plus profondemment déçus par le Québec, à juste titre d'ailleurs.
Elles sont déçues car elles sont les plus impliquées dans la société québécoise.

Pourquoi par exemple un opportuniste se fiche des trous dans les routes, des délais d'attente aux urgences ou de l'éducation des enfants ? Parce qu'il aura quitté le Québec avant de bousiller son auto, il n'aura pas eu le temps de goûter au système de santé et il n'aura peut-être pas eu d'enfants pour tester le niveau scolaire. Donc, participer à des forums qui traitent de sujets de société comme ceux d'IC, de Voir ou du Devoir, l'opportuniste s'en fout complètement. Du coup, il se trouve moins anxieux face à son avenir ici puisqu'il sait de toute façon dès le départ qu'il ne restera pas ici. Le Québec sera comme une expérience, un passage à l'âge adulte.

Les immigrants anxieux et les immigrants bloqués sont finalement les plus amoureux de la vie au Québec car ils sont plus sensibles aux changements désastreux que rencontre la province (infrastructures en décomposition, etc).

escartefig - Wednesday 22 March 2006 - 03:22
Ouais ! C'est excellent...journaliste et sociologue...Tu devrais créer ton propre journal...
«La Nouvelle Observateure»...

bin en tant qu'ex-anxieux, ex-inconscient, ex-bloqué, (encore) ambitieux, (de nature) opportuniste...qui s'installe tranquillement (pas vraiment) en Provence...

Nous avons pris conscience qu'il fallait se débloquer du Québec au plus vite 3 ans après notre arrivée ( on ne pouvait pas avant, car bloqués par des crédits, une belle grosse maison un beau commerce etc...), en 96.

Mais le retour fut tellement difficile, et anxieux que nous avons saisi une opportunité pour revenir nous rebloquer de nouveau en 96...dans le même congellateur qu'en 92...ou piège à homards...

Mais cette fois, en 2006...On met les voiles. On se redébloque à fond on vend tout...et retour en France (ou ailleurs) quoi qu'il arrive...hyper difficile, car en plus il faut tout refaire...mais alors tout. (bilan de retour en cours de gestation)...


greyheart - Wednesday 22 March 2006 - 07:42
C'est intéressant et amusant malgré le parti pris. En effet, il aurait été plus juste de préciser que cela concerne les immigrants déçus.

En ce qui me concerne, je ne me retrouve pas dans l'une ou l'autre catégorie, à moins d'en prendre un bout par, un autre par là mais ce serait trop facile.

Sur ce, bonne journée.

karnak - Wednesday 22 March 2006 - 08:05
C'est intéressant et amusant malgré le parti pris. En effet, il aurait été plus juste de préciser que cela concerne les immigrants déçus.
Non, ça ne concerne pas que les immigrants déçus. Les opportunistes ou les ambitieux par exemple ne sont pas déçus dès le début. Ils sont déçus par la suite.

Quant aux intégristes, par définition, ils ne sont jamais déçus mais ils finissent par retourner comme les autres (à moins qu’ils n’aient pas d’enfants car ils sont capables de vivre ici sans être confrontés aux problèmes du système de santé ou de l’éducation).

clairette - Wednesday 22 March 2006 - 14:55
Milles bravos pour cette analyse, sans un sentiment d'amertume mais trés lucide et qui vient susciter la curiosité des lecteurs!!! J'espère surtout de ceux qui prévoient une future immigration!
Je rajouterais que ce qui fait le plus mal en ce qui concerne les anxieux (comme moi) c'est de s'entendre dire "si tu cela ne te convient pas retourne en FRANCE" de la part de FRANCAIS te projetant comme uniques face à la situation que tu rencontres. Mais bon.....la suite nous le dira.....
A+++++++
CLAIRETTE

greyheart - Wednesday 22 March 2006 - 22:39
Désolé Karnak mais tu joues avec les mots.

Ne me fais pas croire qu'il n'existe pas d'immigrants heureux au Québec. Ceux-là tu ne les as pas retenus dans tes catégories. C'est pour ça que je dis qu'il y a un parti pris.

Chaque immigrant a des raisons propres d'immigrer. Certains n'y trouveront pas ce qu'ils cherchaient d'autres oui. Il y a trop de facteurs en jeu pour pouvoir mettre tous les immigrants dans des cases.

Les immigrants heureux d'être au Québec, je crois (je précise bien que ce n'est que mon avis et non une vérité absolue) qu'ils ne fréquentent que très rarement les assos et forums français. Ils se considèrent comme canadiens après X années.
Ils peuvent le faire sans forcément avoir honte de leur pays d'origine mais juste parce que leur nouvelle vie c'est désormais ici.

Et puis, sur IC aussi, il y a des immigrants satisfaits de leur sort mais comme certains d'entre eux l'ont expliqué, il leur est difficile de parler de leur bien être quand ils voient la galère et le désarroi des autres.

Je reste donc sur ma position et je ne crois pas me tromper en te disant que ton analyse est incomplète et ne concerne que ceux qui sont décus.

Sur ce, bonne journée.

Grey

karnak - Thursday 23 March 2006 - 05:12
A greyheart :

Et les heureux au Québec comme tu les appelles, il y en a combien ? ils sont ici depuis combien de temps ? Dans quels domaines travaillent-ils ? Ont-ils eu l'occasion d'être hospitalisés ? Dans quelles écoles sont leurs enfants ?

Le problème, c'est que, même s'ils ne participent à aucun forum, où sont-ils ?

Les Français que j'ai croisés ne sont pas d'IC. Ils n'ont jamais participé à un forum. Je me dis juste que les membres d'IC ne sont pas bien différents.

Depuis peu de temps, j'ai une nouvelle collègue française. Elle vit ici depuis 13 ans. Eh bien, elle fait les mêmes constats sur l'immigration ici. Comme elle est d'origine maghrébine, elle sait aussi ce que le racisme veut dire en France d'un point de vue de l'embauche. Donc, elle vit ici. Elle n'a pas d'enfants et même si elle a plus de 40 ans, elle se trouve du coup moins confrontée pour l'instant au souci du système de santé.

Pour finir, je n'aime pas trop les dénominations du genre : ceux qui ont réussi, ceux qui ont échoué. Je préfère parler de déçus car parmi ces déçus, beaucoup ont construit quelque chose ici. Ils ont donc réussi, quelque part. Comme beaucoup sur ce forum, on a réussi d'un point de vue professionnel. Cependant, ce n'est pas tout. Les valeurs de ce pays ne sont pas toujours les nôtres. Même si les anxieux et les bloqués sont ceux qui ont le plus d'amis québécois et sont les plus intégrés à cause de leurs années ici, on sait tous que ce n'est jamais gagné ici une amitié, des relations.


greyheart - Thursday 23 March 2006 - 08:13
Karnak, tu vois, tu l'avoues. Ton analyse ne concerne que les déçus.

Chaque être humain est différent et à des envies et des motivations différentes. Par conséquent, il existe forcément des immigrants satisfaits de leur immigration, sauf qu'ils ne se baladent pas forcément avec une pancarte ou un drapeau pour exprimer leur satisfaction.

Tu ne peux pas faire comme si il n'en existait pas parce que tu n'en as pas rencontré. Ce serait un peu facile comme raisonnement.

Après qu'il y ait plus ou moins de déçus que d'immigrants satisfaits, je n'en sais rien.

Mais à ce que je sache, rien n'empêche un immigrant de faire sa place au Québec et de s'y plaire. On ne tombe pas que sur des cons, des profiteurs, des racistes. Nous sommes tous des êtres humains avec des caractères qui nous sont propres.

Les québécois n'ont pas l'exclusivité de la bêtise, de l'ignorance, de la méchanceté comme vous vous plaisez à le rabâcher à longueur de posts.

C'est vrai que c'est sans doute plus dur en tant qu'immigrant de débuter une nouvelle vie mais pas impossible. La vie c'est aussi un hasard de rencontres avec de bonnes ou de mauvaises suprises.

Faudrait peut-être penser à ouvrir votre spectre du monde ordinaire. Il n'y a pas que des teintes allant du gris au noir. Il y a aussi des couleurs et de multiples nuances.

Sur ce, bonne soirée.
Grey

karnak - Thursday 23 March 2006 - 09:55
On en reparlera dans quelques années greyheart et ne dis pas qu’on ne t’aura pas prévenu.

Regarde tous les membres qui étaient sur immigrer.com et qui sont rendus ici. Ou comment tu peux passer d’intégriste quand tu vis encore en France ou que tu es le moins du monde gêné par les problèmes du Québec car tu n’as pas de famille ni d’enfants (PP) à déçu de la vie d’ici ?

Regarde tous les opportunistes ou les ambitieux qui étaient sur le forum d’immigrer-contact et qui sont tapis aujourd’hui dans leur coin. Pourquoi ne les entend-on pas aujourd’hui ? Parce qu’aujourd’hui, passée leur période de SPI, certains constatent les mêmes choses que nous.

Tu ne sembles pas avoir connu dooom. Mais ce sont souvent ceux qui ont le plus la fleur au fusil à leur arrivée qui repartent avant les autres. Je les ai vu défiler les immigrants Français comme lui depuis que je suis ici.

Je sais bien qu’il y a des gens qui restent vivre au Québec. Bien entendu. Sur le lot, il y a aussi pas mal de bloqués (divorcés, etc), de célibataires ou d’investisseurs.

Mon exposé se veut caricatural parce que je commence à connaître l’état d’esprit des immigrants qui viennent ici.

alix42 - Thursday 23 March 2006 - 12:56
On en reparlera dans quelques années greyheart et ne dis pas qu’on ne t’aura pas prévenu.
Je l'attendais celle-là... l'argument suprême...

karnak - Thursday 23 March 2006 - 13:57
Alix, je m'adresse à quelqu'un qui semble vivre encore en France. Je ne vois pas comment son témoignage est plus valable que le mien ou que le tien ou qu'un autre immigrant. Et aussi je préfère prévenir cette personne.

Toi, tu te situerais dans quelle catégorie au fait ?

antoine_514 - Thursday 23 March 2006 - 15:41
bravo. ce fut long à lire mais maintenant je sais pourquoi je n'aime pas les français qui travaillent dans ma boite Ce serait long à expliquer et intéressant mais disont qu'ils ont assez bien le portrait du bourgeois.

arrivés les mains dans les poches le portefeuille rempli et à peine arrivé.. le gros SUV tout cuir. il faut au moins ça

sinon beau travail

alix42 - Thursday 23 March 2006 - 17:07
Je ne me retrouve vraiment dans aucune de tes catégories. Je ne crois pas qu'on puisse si facilement "catégoriser" les immigrants. Pour moi, il n'y a que des personnes, avec une histoire, un vécu, des aspirations qui leurs sont propres et qui font que chacun est différent.

Je suis dans le début trentaine mais j'ai près de 10 ans d'expérience professionnelle. Je ne suis pas venue ici avec l'espoir d'y découvrir un eldorado et je ne me suis pas installée ici avec l'argent de papa maman... bref... je ne me reconnais pas dans tes catégories...

greyheart - Thursday 23 March 2006 - 22:29
Bon Karnak,

Je sais très bien que ton analyse était caricatural. Je n'ai pas remis en cause ce que tu disais. Je sais très bien qu'il y a pas mal d'immigrants sur IC et en dehors qui ont été déçus de leur immigration.

Je te faisais juste une remarque sur le fait que ton annalyse était incomplète et que tu n'avais pas pris en compte ceux qui étaient satisfaits de leur imigration. Tu finis par le dire qu'il y en a, même si il faut qu'on t'arrache les mots de la bouche. Alors pouruqoi n'en as-tu pas parlé ? Même si il n'y en a que 10%, c'est toujours 10%.

Finalement, comme tu n'as pas aimé que je te fasse reconnaître cela, tu me ressors les habituelles attaques : - Tu n'es pas encore là alors tais-toi.
Et après quand je serais là depuis 3 ans, tu me diras attend encore un peu. Puis au bout de 5, de 10, encore d'attendre et que je comprendrai.
Au final, uniquement dans le but de rejoindre ta vision des choses.

Désolé d'insister mais une immigration c'est personnelle.
Je dois te le répéter combien de fois pour que ça entre dans ta tête ? Ce n'est pas parce que tu as vécu tel évènement, rencontré untel, etc que tout immigrant fera de même.

Sincèrement, tu as un gros défaut, tu t'obstines à vouloir toujours avoir raison. Faudrait apprendre un peu à être plus humble et à savoir se remettre en cause.

En ce qui me concerne, je ne viens pas au Québec la fleur au fusil ni pour faire fortune mais pour m'épanouir.
Je me suis déjà expliqué dans d'autres posts, je ne vais pas recommencer ici.

Allez, bonne journée.

Grey

omninaute - Friday 24 March 2006 - 14:02
karnak,
Je crois que t'as oublié une catégorie, les obstinés.
Recouvrance est à la pointe d'une france bien tétue pourtant....
Kenavo

karnak - Saturday 25 March 2006 - 06:10
Même le laurent d'immigrer.com est prêt à rentrer. Il dit dans un fil de discussion concernant l'émission "le Canada fait-il rêver?":
oui d'ailleurs il parait que c'est moi qui va présenter le JT de 20:00 sur TF1 dès la rentrée, mais comme on ne me préviens pas, je me prépare tranquillement.

neufunun - Sunday 26 March 2006 - 05:17
Analyse intéressante mais je n'aime pas le ton employé peut-être parce que c'est provocateur a dessein et qu'il manque quelques catégories comme déja dit dans les commentaires.
Je me demande dans quelle catégorie je suis? Je ne suis pas partie de France dans le but d'immigrer au Québec mais 12 ans après, je peux dire que je suis bien ici en général sinon je serais repartie. Ce n'est pas parfait ici ni en France d'ailleurs. Sauf que, dire que je suis heureuse ici même avec tous les problèmes que l'on connait ne m'empêchent pas d'être réaliste, être immigrant ne veut pas dire tout accepter béatement. Mais comme on dit, les gens heureux n'ont pas d'histoire!
Et toi Karnak tu es dans quelle catégorie?

chancremou - Sunday 26 March 2006 - 07:59
Recouvrance est à la pointe d'une france bien tétue pourtant....
Recouvrance c'est déjà... de l'aut' côté d'la mer!

karnak - Tuesday 28 March 2006 - 17:23
Il y a aussi les naÏfs. Ils pensent à acheter une tondeuse autoportée et une maison avec jardin qui vont avec, avant d'avoir posé le premier pas sur le tarmac de Dorval.

C'est vraiment triste.

Membre : henry.h2
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Magasiner une tondeuse autoportée

Maintenant que le visa est dans la poche que la promesse d'achat de la maison est signée il me faut envisager la future acquisition de matériels de jardinage. La maison que l'on a choisie est à l'image du Québec et le jardin est très grand. Donc je voudrais magasiner en prévoyant ma prochaine arrivée ( le 17 juin). En utilisant internet je suis allé sur le site de CANADIAN TIRE ou effectivimement je trouve le matériel que je souhaite, mais j'aimerais bien les mettre en concurrence.
Quelqu'un connait il un autre fournisseur québéquoi chez qui je pourrais avoir des informations sur les tondeuses autoportées et autres motoculteurs.

Source : immigrer.com - 28/03/06

nikky - Tuesday 28 March 2006 - 17:36
C'est vrai que quand t'es rendu à anticiper l'achat de ta tondeuse avant d'arriver, ça part mal! Vous devez avoir un peu honte des fois de vos compatriotes

alix42 - Wednesday 29 March 2006 - 06:15
Un peu comme ceux qui envisagent l'achat de l'abri tempo... avant la maison

karnak - Wednesday 29 March 2006 - 13:41
Alix, tu ne te trompes pas de beaucoup.

Sur immigrer.com, il y a un membre au nom de Tosca qui lui répond :
Je suis preneuse des réponses également, car je suis sur le point d'acheter un grand terrain.

Au fait, pas de réponse à ta question sur les permis bateaux ?

calips025 - Sunday 21 May 2006 - 18:23
Moi non plus je ne me reconnais dans aucune de ses catégories...
Pour moi ce fut une suite d'opportunités et de rencontres, je ne pense pas que le Québec soit un Eldorado, pas plus un pays du Tiers-Monde.
J'ai juste l'impression en te lisant que l'on n'a pas le droit d'être heureux ici ou alors c'est parce qu'on a un sérieux problème...En fait, je crois que tous les français que je connais ici on le même problème que moi...Ils s'y plaisent. Quelle tare, franchement, y a des français contents d'être au Québec. Mais si, j'ai trouvé la catégorie ou les classer..."Animal de Cirque", ou encore mieux "Phénomène de foire". Mais c'est vrai que je ne suis pas ici depuis assez longtemps.
J'attends donc la date fatidique ou, tel un yaourt abandonné dans le frigidaire, les vilaines bactéries viendront m'attaquer et m'emporter dès le lendemain de la date de péremption. Je vais me réveiller un beau matin et détester le Québec. Mais, en attendant, je fais un truc hyper banal et pas vraiment intéressant pour IC...Je vis ma vie.

Le pire, c'est que tu as une belle plume et que tu es très convaincante...A tel point que je ne suis pas surprise que tu te sois convaincue toi-même.
Tu as un réel talent d'analyse...Dommage que celle-ci ne ressemble un peu trop au discours d'un homme politique.
Demi-vérité, demi-mensonge...

Calipso





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