Lorsque j'ai rempli mon dossier fédéral, mon œil s'est arrêté sur la partie expérience professionnelle. A titre personnel, il me semble être dans un cas idéal puisque je travaille depuis dix ans dans la même société. Donc au niveau certificat de travail et références, les choses semblaient plutôt simples. Ayant commencé ma carrière comme volante, je me disais "Chouette, les divers services dans lesquels tu as travaillé ont tous rempli une feuille d'appréciation à la fin de tes missions, feuille détaillant par ailleurs les tâches accomplies. Ca va être du gâteau de fournir des références !" Ouep, sauf qu'en pratique, dans cette très grosse société, les dossiers personnels restent dans les services où tu passes et ne te suivent pas dans tes nouvelles affectations. Mon RH actuel n'a donc jamais pu remettre la main sur mon "passif". Aaaaarrrrggghhhh ! Pas grave, plutôt sport et conscient du caractère hautement dommageable pour la Direction d'une démarche auprès des représentants du personnel et des syndicats, il m'a fait une très belle lettre de recommandation résumant mes quatre premières années de travail dans la société. Mon responsable actuel a complété pour les six suivantes et j'ai donc bouclé mon dossier.
Cette mésaventure m'a quand même amenée à me poser une question : sommes nous nombreux en France à pouvoir fournir des lettres de références ou de recommandations ? En effet, si je ne me trompe pas, le code du travail oblige un employeur à remettre un certificat de travail à ses employés à l'issue de leur contrat. Cependant, il ne doit faire mention d'aucune appréciation personnelle dans ce document, ceci pour ne pas nuire au salarié. En soi, cette loi est juste dans ce qu'elle protége le salarié d'éventuels règlements de compte. Mais, rares sont les employeurs, qui même très satisfaits de vous, prendront le temps de vous rédiger une lettre de référence lors de votre départ. La plupart du temps, vous devrez la réclamer. C'est là qu'on regrette d'être parti sans rien avoir demandé ou de ne pas avoir fait de photocopies de son dossier personnel lorsqu'on l'a eu en main.

D'un autre côté, nous ne sommes pas mal lotis en comparaison de certains immigrants d'Afrique (et d'ailleurs) qui ont eux un mal de chien à avoir des certificats de travail, voir même des feuilles de paye.
Par ailleurs, les autorités canadiennes sont souvent bien plus arrangeantes, qu'on ne veut le dire. Elles sont beaucoup plus intéressées par vos deniers que par votre expérience professionnelle. Et puis quelle importance ? Elle ne sera probablement pas reconnue sur place. :D
Leçon de "Zénitude" n° 1 = Ne pas paniquer parce qu'il vous manque des documents, expliquer le problème clairement dans un courrier et croiser les doigts.