|
|
| Exmouth - Coral Bay | Balade proposée par: frogdoz le 24 May 2010 - 08:00 |  Bien que nous soyons toujours très porter sur les voyages à l’étranger, nous commençons, depuis quelques temps, à découvrir petit à petit le pays et plus particulièrement l’état où nous vivons depuis bientôt un quart de siècle.
Si nous ne l’avons pas fait plus tôt, c’est qu’il était plus facile et surtout plus économique de prendre des vacances en famille en Asie, en prime le dépaysement en Asie est garanti. Maintenant que nous ne voyageons qu’à deux (nos filles voyageant de leur coté), les choses changent.
Ainsi, à la fin Avril, nous avons chargé la voiture de victuailles, d’eau et du pauvre matériel de camping que nous avons retrouvé dans le garage puis pris la route vers le Nord, direction Exmouth (1500 km de Perth) pour une petite semaine de vacances.
Exmouth est une destination de plus en plus populaire car cette petite bourgade est la porte d’entrée vers le Cape Range National Park et le Ningaloo Marine Reserve célèbre pour sa barrière de corail qui contrairement à celle du Queensland est accessible de la plage.
La première étape se fait à Kalbarri (600km de Perth), autre minuscule bourgade récente qui ne vit que grâce à un autre parc national important situé sur la côte à l’embouchure de la Murchison River. Le soleil se couche alors que nous essayons de monter la tente dans l’un des trois campings tous bien pleins puisque c’est un long weekend. Nous avons perdu la main car le résultat est franchement bancal malgré tous les efforts que nous déployons depuis près de ¾ d’heure.
Qu’importe, nous pouvons maintenant savourer notre première soirée de vacances sous cet immense eucalyptus odorant, refuge d’une colonie de petits perroquets plutôt fêtards. Torche à la main nous allons faire un petit tour «en ville» pour trouver le pub puis le Fish & Chips du coin. Repas que nous mangeons près de la rivière en écoutant le clapotis tout proche de l’eau de la rivière et le grondement sourd des vagues de l’océan qui s’échouent sur le reef un peu plus loin. La Lune bientôt pleine joue à cache-cache avec les nuages.
Ah les joies du camping… sous la tente où les murs… en toile nous permettent d’entendre les conversations des voisins, la radio de l’autre, la télé du couple de retraités un peu plus loin puis le concert des fermetures Eclair qui se ferment, s’ouvrent et se referment jusque tard dans la nuit. Pas de grasse matinée non plus car dès les premiers rayons de soleil (6h30), les amateurs de pêche se mettent en route sans trop de discrétion.
Il est temps de sortir le beau petit réchaud à gaz nous avons acheté la veille de notre départ et d’essayer de mettre les recharges de gaz. Ca cafouille mais heureusement notre voisin à la radio vient à notre rescousse. Thé chaud et biscuits secs avalés, nous pouvons plier notre campement de fortune. Quelques gouttes de pluie accompagnent notre ré-emballement.
Le petit patelin a beaucoup changé depuis notre précédent passage qui remonte déjà à une dizaine d’années. Bungalows, petits appartements de vacances poussent comme des champignons et les éclaircies dans le bush ainsi que les nouvelles routes en construction laissent imaginer que cela ne fait que commencer.
Aujourd’hui, plutôt que de revoir les magnifiques gorges du parc national, nous allons nous balader sur le chemin qui longue les impressionnantes falaises. Nous découvrons d’étonnantes formations rocheuses, d’agréables petites plages et nous respirons à plein poumons les odeurs humides du bush qui s’étend à perte de vue. Les mouches, toujours persistantes sous ces latitudes ne cessent de nous souhaiter la bienvenue.
Nos sandwiches sont dévorés au bord de la rivière en essayant (en vain) de reconnaitre les oiseaux qui pêchent un peu plus loin. Nous reprenons la route vers Carnarvon. North West Coastal Highway, nom exotique donné à la route qui relie Perth et Darwin. Route à deux voies qui traverse un paysage plat comme la main couvert d’arbustes et d’herbes et parcourue par des road trains (camions à trois remorques, longs de 35 m), par les grey nomands (retraités en vadrouille) aux 4x4 tirant caravanes géantes et bateaux imposants et par les campervans loués par les jeunes voyageurs européens faisant le tour de l’Australie.
Terribles lignes droites qui n’en finissent pas et qui se succèdent tout au long des 500 km qui nous séparent de Carnarvon. Les trois roadhouses (station-essence/restaurants), les dizaines de carcasses éventrées de kangourous et d’émeus imprudents, les centaines de chèvres et vaches affranchies broutant au bord de la route et les convois exceptionnels transportant principalement des engins miniers sont les seuls événements sur cette highway dont la vitesse est limitée à 110 km/h. Contents d’avoir embarqué une bonne partie de notre collection de CDs !
Fin d’après-midi, voilà la petite ville de Carnarvon (5000 hab., fondée en 1883) réputée pour ses plantations de bananiers, ses tomates et ses crevettes. Carnarvon est aussi l’endroit où le Great Central Desert rejoint la mer.
Au premier caravan park nous trouvons un petit bungalow pour la nuit. Nous laissons la tente dans le coffre ! Nous avons juste le temps d’aller jusqu’à la jetée en bois (One Mile jetty) construite vers la fin des années 1880 pour permettre aux bateaux d’accoster et de charger bétails et céréales. Aujourd’hui, elle n’est plus qu’une attraction touristique fréquentée par les touristes de passage et prisée des pêcheurs locaux. La dernière partie de la jetée reste interdite au public depuis qu’un incendie l’a endommagée... en 1988. Dans les seaux des pêcheurs nous admirons les sacrées prises. Pause sur le chemin du retour pour admirer le coucher du soleil qui finit par disparaitre dans la mer.
En ville, tout est calme et fermé sauf, soupir de soulagement le pub près de la Gascoyne River où une jeune Française en WHV (visa vacances-travail) me sert ma pinte de Guinness. Plus tard, le sommeil ne veut pas venir. Dès que je ferme les yeux, je ne vois que la route toujours droite, sans fin et commence à flipper à l’idée du moindre pépin mécanique qui nous coincerait là, au milieu de nulle part, à 100 bornes de la première roadhouse.
Le lendemain, après avoir fait une nouvelle fois le plein d’essence (AU$ 1.43 au lieu de 1.25 à Perth), nous reprenons la route sous un soleil chaud et de moins en moins nuageux. L’aspect du bush, couleurs et types de végétation changent graduellement presqu’imperceptiblement, quelques vagues ondulations à l’horizon. Un panneau indique que nous venons de passer le Tropique du Capricorne, nous sommes donc aussi loin de l’Equateur que du Pole Sud ! Une bifurcation, nous quittons la North West Coastal Highway pour prendre la Minilya-Exmouth Road, plus étroite et encore plus vide.
Au loin, j’aperçois des tâches rouges éparpillées dans le bush vert. Ce ne sont pas des cases africaines au milieu de la savane mais des termitières géantes. Il y en a des dizaines, puis des centaines. Incroyable. Arrêt pour en toucher une de plus de deux mètres de hauteur. Tas impressionnant de terre séchée et trouée, dure comme du béton. Quel âge ont-elles, pourquoi y en a-t-il autant à certains endroits, sont-elles abandonnées ? Beaucoup de questions, aucune réponse.
Une base aérienne aux pieds des ranges nous indique que nous ne sommes plus loin. Quelques kilomètres plus loin, un oasis de verdure entouré un gros bâtiment gris et d’une espèce de camping luxueux. L’enceinte est surmontée d’une crevette géante. Nous comprenons qu’il s’agit d’une usine de conditionnement de crevettes et ce que nous prenions pour un camping est en fait l’endroit où résident les travailleurs saisonniers. Le point de vente étant ouvert, nous achetons un kilo de King Prawns, celles d’Exmouth étant classées comme les meilleures.
A gauche, un chemin en terre file vers les hauteurs d’une sorte de crevasse dans la chaine de collines que nous longeons depuis un moment (les fameuses Cape Range qui ont donné leur nom au parc national). Bien vite nous atteignons le sommet d’où nous admirons une vue panoramique sur la péninsule. Ciel, bush, mer se rejoignent à l’infini et les méandres d’un canyon s’étendent à nos pieds. Grand silence et longs moments contemplatifs perturbés par des gouttes de sueur qui dégoulinent de partout.
Quelques kilomètres plus loin, après avoir retrouvé la route principale, un autre chemin s’enfonce dans des gorges. Ici c’est la situation inverse, c’est d’en bas que nous admirons les versants rocheux et les crêtes dominées par des formations rocheuses qui font penser aux ruines de châteaux-forts illuminées par les rayons de soleil. Jeux de lumière sur la végétation, silence imposant. Au bout, un cul-de-sac en forme de cirque dont la roche change de couleurs à mesure que l’intensité des rayons de soleil diminue.
Il ne faut plus tarder si nous voulons monter la tente avant la nuit. Exmouth (1800 hab., fondée en 1964), se voit de loin grâce à ses nombreux mats et antennes de télécommunication. La ville a en fait été créée pour supporter la base de communication de la marine américaine et l’observatoire solaire. Le centre ville minuscule est sans grand intérêt. Seule bizarrerie, les panneaux annonçant la présence d’émeus en ville.
A l’un des campings, on nous alloue un coin d’herbe ombragé contre la somme de AU$30. Ce soir, nous pulvérisons notre record du montage de la tente : à peine 20 mn. En attendant que l’un des barbecues se libèrent pour y griller nos crevettes, nous sirotons nos bières fraiches en mangeant des pistaches tout en nous complimentant nos talents de bâtisseurs. Quant aux crevettes, un régal !
Le jour suivant, grand soleil et chaleur. Visite au Tourist Centre pour y prendre cartes et prospectus sur les choses à voir et à faire dans le parc national. Arrêt à la pointe de la péninsule d’où l’on peut voir de la plage une partie de l’épave du SS Mildura, un cargo transportant du bétail qui s’est échoué sur la barrière de corail avant d’être détruit par un cyclone en 1907. A cause de la marée haute, nous ne voyons qu’une paire de mâts rouillés émergés des vagues.
L’entrée du parc n’est plus qu’à quelques kilomètres, juste après le phare qui domine la partie nord de la péninsule. Le parc est composé de plusieurs gorges et surtout d’une multitude de superbes plages très différentes les unes des autres, d’où il ne suffit que d’un masque et un tuba pour découvrir la barrière de corail et une multitude de poissons multicolores. Sur certaines plages, quelques petits emplacements ont été aménagés pour les campeurs (entre 4 et 7 selon les sites, sans facilités mis à part des toilettes chimiques et surtout pas d’eau), il suffit de faire une réservation auprès du ranger à l’entrée et de payer 7 AU$. Nous choisissons celui de Yardie Creek, situé 60 km plus bas, au bout de la route goudronnée. Nous suivons la route qui serpente la plaine côtière entre les promontoires rocheux et le bord de mer que l’on aperçoit parfois entre les dunes. Paysages grandioses qui offrent une fantastique sensation d’espace et de liberté.
Notre emplacement se trouve prés des petits pins rachitiques, à une dizaine de mètres de la plage. Parfait. Sauf que ni le vent chaud qui souffle en bourrasques et ni le sable ne facilitent le montage de la tente.
Un premier bain dans l’eau turquoise est la meilleure recette pour se rafraichir. Cette immense plage de sable blanc rien que pour nous, ouah !
Le reste de la journée se passe en visitant les autres plages, certaines avec des galets, d’autres avec des rochers mais toutes aussi agréables les unes que les autres et toujours vides.
Déjà la fin d’après-midi, l’heure où la luminosité et les contrastes sont les plus magiques. C’est aussi l’heure préférée des kangourous donc la plus dangereuse pour la conduite dans le bush. Retour tranquille au camp en savourant les jeux de lumières sur ce paysage et en guettant les kangourous toujours prêts à bondir au tout dernier moment devant la voiture. Même si ceux que l’on voit sont relativement petits, toute collision peut causer de sérieux dégâts.
La tente est toujours là, heureusement le vent est tombé mais pas la chaleur. Nous allons marcher jusqu’à l’embouchure de la rivière située à quelques centaines de mètres de notre campement. Grâce aux récentes grandes marées d’équinoxe, la rivière est exceptionnellement reliée à la mer. Nous longeons la paisible Yardie Creek et empruntons le chemin qui grimpe vers les hauteurs du canyon. La terre semble s’embraser à mesure que le soleil descend. Coucher de soleil de toute beauté suivi d’un lever de Lune tout aussi fascinant.
Au menu ce soir… Spaghettis à la sauce aux légumes. Il faut tout réapprendre quand on cuisine par terre à la lueur de la pleine Lune sur un petit réchaud avec une gamelle tout en prenant soin d’économiser l’eau. Pourtant, nos spaghettis n’ont jamais été aussi délicieux. Seul problème, des dizaines et des dizaines de papillons de nuit viennent virevolter autour de nous et se poser dans nos assiettes et nos verres. Repli stratégique dans la tente que nous remplissons de sable dans notre précipitation. Balade digestive dans les dunes en regardant le scintillement des milliers d’étoiles, avant de se laisser bercer par le bruit des vagues.
Le jour suivant. Réveil matinal, il fait déjà chaud dehors et davantage dans la tente. Le programme d’aujourd’hui est identique à celui de la veille. Plages, baignades, gorges et marches. Les endroits que nous découvrons sont encore plus beaux et sauvages que ceux de la veille. Du haut des gorges de Mandu Mandu, les vues panoramiques sur l’ensemble du parc font vite oublier tous les efforts fournis pour y arriver.
Plus tard, nous revenons à Yardie Creek pour prendre un petit bateau qui remonte la petite rivière. Vu de l’eau, les falaises sont certainement plus impressionnantes et plus intéressantes surtout quand notre capitaine/guide nous indique les différents nids d’oiseaux, nous explique les variations de végétation ou pointe les petits rock kangooroos (espèce en voie de disparition) qui ont la particularité d’avoir une queue qui s’enroule et trois fois plus longue que celle de leurs cousins. Nous apprenons également que cet endroit, à mi chemin entre le Pole et l’Equateur, est le point de rencontre d’une quantité inimaginable d’espèces d’oiseaux et de poissons migrateurs. Curieusement, ce petit paradis a toujours été délaissé par les Aborigènes qui le trouvaient trop chaud et trop aride une majeure partie de l’année.
Nous retrouvons l’une des plages les plus réputées pour le snokerlling (navigation au schnorchel ou plus simplement la plongée avec un tuba). Hélas l’eau un peu trouble par endroits, à cause de quelques méchants courants, ne permet pas d’observer la vie sous-marine dans les meilleures conditions. Malgré tout j’aperçois quelques magnifiques spécimens bleu électrique, jaunes et oranges mais également des méduses qui ne m’incitent pas à continuer très longtemps. Et puis après tant de baignades, l’eau commence à me sembler froide.
Quelques coups de frein brusques plus tard (à cause de plusieurs kangourous suicidaires) nous regagnons notre campement à temps pour savourer un verre de vin en regardant le coucher de soleil sur la plage. Un couple de kangourous vient nous tenir compagnie. C’est bien la première fois que j’en vois sur une plage.
Le lendemain, toujours aussi matinaux nous plions bagages et prenons le chemin du retour via Coral Bay sans oublier toutefois de visiter les quelques plages de la partie nord du parc national. A la sortie d’Exmouth nous repassons prendre un autre kilo de crevettes royales. Un peu moins de 200 km plus loin, nous arrivons à Coral Bay à l’heure du déjeuner.
Coral Bay est un tout petit récent patelin qui ne vit que par et pour le tourisme. Deux campings, un holiday resort, un petit shopping centre et quantité de d’agences proposant des excursions/plongées/pêche au gros poisson sur le reef ou en mer, le tout regroupé autour d’une magnifique baie.
Comme nous sommes en plein dans la saison des « whale-shark » (plus grands poissons au monde, ces immenses requins sont inoffensifs pour les humains) toutes les agences proposent (pour AU$ 400 quand même !) des excursions d’une journée pour aller nager en leur compagnie. N’étant pas intéressés par ce genre de frissons surtout à ce prix là, nous nous contentons du petit tour en bateau à fond plat transparent pour une découverte de la barrière de corail qui se situe ici à moins d’une cinquantaine de mètres du rivage.
La diversité des coraux est inattendue, idem pour la taille que peuvent atteindre certains d’entre eux. Nous sommes toutefois un peu déçus par leur couleur qui ne varie que du vert-bouteille au marron clair. Heureusement ce n’est pas le cas pour les nombreux poissons que nous découvrons, eux sont extrêmement colorés. Nous naviguons sur un aquarium géant rempli de poissons exotiques.
Le reste de l’après-midi se passe sur la plage ou dans l’eau turquoise. Muni d’un masque, d’un tuba et de palmes, j’explore une partie du reef. Spectacle fascinant mais un peu inquiétant surtout quand j’aperçois cette raie géante. Satisfait de l’expérience, je sors de l’eau avant d’attraper la crève et de méchants coups de soleil, car après 30 mn dans l’eau je caille tout en me payant des brulures sur le dos et la nuque !!!
A la sortie de la plage, une vingtaine de pécheurs se sont regroupés sous un petit abri muni d’une grande table carrelée. Ils sont là pour de nettoyer les poissons qu’ils ont attrapés au large et raconter leurs histoires de pêche. A voir les spécimens ramenés, il y a de quoi nourrir la population estivale de Coral Bay pour la semaine.
Montage de la tente (record de nouveau battu) dans un coin à l’écart avant d’aller voir le coucher de soleil sur la plage en compagnie de plusieurs familles dont les jeunes enfants continuent à barboter. Un BBQ se libère. Le deuxième lot de crevettes est aussi délicieux que le premier.
Le jour suivant, toujours pas de grasse matinée. Cette fois ce sont les gamins qui nous réveillent. De toute manière, vu la route que nous espérons faire aujourd’hui (700km) mieux ne vaut pas trainer. La route est tout aussi monotone qu’à l’aller, pourtant cette immensité plate couverte de bush a un petit quelque chose qui fait que l’on ne s’en lasse pas. Bizarre. 11H.30, revoilà Carnarvon, toujours aussi chaud et un peu plus animé qu’à l’aller. Eggs & bacon pour stopper une fois pour toute les gargouillis d’estomac. 17H.30, revoilà Geraldton, où nous trouvons un motel pour la nuit. Le vent glacial et les petites averses ne nous incitent pas à sortir en ville. Demain, nous ferons les 420 km restants tranquillement, en rêvant déjà du prochain trip…
Plus de photos:
http://picasaweb.google.com/rybezu/KalbarriNationalParkWesternAustralia http://picasaweb.google.com/rybezu/CapeRangeNationalParkNingalooMarineReserveWesternAustralia
Liens divers:
Australie Occidentale : http://en.wikipedia.org/wiki/Western_Australia Exmouth http://www.exmouthwa.com.au/pages/welcome-the-exmouth-visitor-centre Cape Range NP http://www.australiascoralcoast.com/en/Destinations/Ningaloo_Reef_region/Pages/Cape_Range_National_Park.aspx Ningaloo Reef http://www.discoverwest.com.au/western_australia/ningaloo_reef.html Kalbarri http://www.kalbarri.org.au/pages/kalbarri-national-park/ Epave du SS Mildura http://www.planbooktravel.com.au/attractions/wa/exmouth/wreck-of-ss-mildura Coral Bay http://www.coralbay.org
| | Liens recommandés:
|
acebook partage
Retour à la liste
|
|
Publicité
Publicité
partenaire
|