Deux Marocains, dont la demande d'immigrer au Québec a été refusée en août et septembre 2002, accusent les autorités politiques québécoises de faire preuve de racisme en allouant moins de ressources à l'étude des dossiers en provenance du Maghreb qu'à ceux provenant notamment de la France et de la Roumanie. Ils estiment que le délai encouru leur a été fatal.
Cette pratique supposée aurait fait en sorte qu'au moment où les demandes de Khadja Goumbarak et Mohamed Tayouri ont été étudiées, leur qualification professionnelle n'apparaissait plus sur la liste prioritaire du ministère. Ils estiment que s'ils avaient été Français ou Roumains, avec les mêmes qualifications, leur demande d'immigration aurait été étudiée avec célérité et aurait eu des chances d'être agréée.
Pour étayer cette thèse, l'avocate des deux Marocains a demandé, mercredi, à la Cour supérieure de l'autoriser à consulter des documents ministériels et du Conseil exécutif de l'automne 2002 où il est question des orientations québécoises en matière d'immigration.
Les documents visés ont servi de base à des discussions au Conseil des ministres et certains ont été signés par MM. Rémy Trudel et André Boulerice qui étaient alors respectivement ministre et ministre délégué aux Relations avec les citoyens et de l'Immigration.
Même si la représentante du Procureur général du Québec s'est opposée à cette demande de documents, pour des questions de sécurité et confidentialité, parce qu'ils font partie du processus décisionnel du gouvernement, le juge Jean Frappier a autorisé l'avocate des deux Marocains à parcourir les documents en question pour mieux préparer sa cause. La Presse du 28 janvier 2004
Et voilà le travail...
Ça, c'est une tendance que j'observe de plus en plus ces derniers temps.
Tu fais partie d'une minorité visible ? Toi aussi joues au jeu du "si-j'obtiens-pas-c'que-j'veux-c'est-passke-t'es-raciste". C'est quasimment comme le loto ou le 6/49, sauf que tu gagnes presque à tous les coups...
Aux Marocains de tout poils et autres minorités qui vont se faire un devoir de me répondre séance tenante sur un ton indigné, sachez que je ne conteste pas du tout le problème. Mais à force de faire systématiquement appel à cet argument «joker», ne vous étonnez pas si les "indigènes" ne savent plus comment vous apprécier. |