Encore une idée foireuse...
Ben non, je blague... C'est très bien et ton optimisme différent de celui de beaucoup de membres (personne n'est tout à fait optimiste ou pessimiste, ni même lucide) apportera certainement quelque chose.
Tu as raison, des immigrants qualifiés, compétents, etc., il y en a plein. Des idées, des projets (non réalisés), aussi.
Je trouve ton idée bonne et te félicite pour ta pro-activité. D'autant plus que lancer une entreprise ici reste malgré tout beaucoup plus facile qu'en France (moins de charges, moins de paperasse, fiscalité favorable, etc.).
Comme on l'a déjà mentionné sur ce forum (patriote, entre autres); on peut voir ici un grand nombre de Québécois «partis de rien» et qui s'en sortent fort bien. Je crois que le Français est plus prudent, frileux même. Sans argent ou avec peu de moyens, son attention et son énergie sont focalisés vers la recherche d'emploi traditionnelle. Lancer une entreprise requiert une énergie que beaucoup n'ont peut-être pas. C'est difficile, mais faisable, mais difficile, mais faisable, etc...
Je pourrais écrire des heures sur le principe de la réflexion qui prime sur l'action (très européen); tandis qu'ici c'est exactement l'inverse. Profond décalage, difficile hiatus.
J'ai déjà émis l'idée sur ce forum (comme d'autres aavnt moi, paraît-il) de mettre à profit ces compétences et énergies sous-utilisées ou non-utilisées et avoir un projet commun. Encore une fois, c'est difficile, mais faisable, mais difficile, mais faisable, etc...
Les situations de chacun/e sont différentes, les préoccupaions aussi, les lieux de résidence parfois éloignés. Les compétences peuvent se compléter ou pas; les relations inter-personnelles peuvent être un point fort ou faible. En effet, il y a une marge entre discuter avec un quasi inconnu sur le forum et se lancer en affaires avec lui.
Mais, je le redis, ton idée est bonne et, plus que ton idée, le fait d'en parler. Quand j'ai aussi mentionné ce type de projet (rien à voir avec le tien, je parle de monter une entreprise, en fonctions des qualifications de chacun, pour ceux et celles intéressés, disponibles, etc.); je me suis fait dire en gros «mouais, on en a déjà causé, ça ne marchera pas, trop compliqué, etc.».
Je le comprends aussi. Mais je CROIS qu'à force de le dire, le répéter, à force d'en parler; l'idée finira par faire son chemin, petit à petit.
Question mentalité, «on» part de loin (moi y compris). Entre la peur de l'inconnu, les préoccupations de chacun, les souhaits, les espoirs déçus, les bons coups, les attentes réalisées, les succès, la présence ou l'absence «d'esprit d'entreprise» (à mon avis, un des noeuds du problème), la route est longue avant de concrétiser un projet, quel qu'il soit.
Comme tu le sais peut-être, la qusi-totalité des communautés françaises dans le monde (expatriés, immigrants, etc.) ne se fréquentent quasiment pas... Peut-être craignent-ils de retrouver chez ces autres expatriés ce qu'ils n'aimaient pas chez certains compatriotes dans leur pays d'origine?. Mais, à ce compte-là, si on pousse un peu la réflexion, il est possible d'envisager que cette raison se retrouve justement chez la majorité des expatriés/immigrants et que ce trait, cet aspect, constitue justement un point commun??
Cette attitude «d'isolationnisme» est bien connue dans les consulats français et difficile (mais pas impossible) à surmonter. Je crois que ce site peut y contribuer. Mais il est vrai qu'il faudra davantage que des forums, des rencontres (même si c'est une très bonnne amorce) avant de concrétiser un projet d'entreprise, aussi raisonnable soit-il.
Mais tu as raison dans ton approche: commencer, même «petit», mais commencer quelque chose, sans peur, en remisant ses appréhensions au placard, en privilégiant l'action à la réflexion (ce qui ne veut pas dire non plus: absence de réflexion).
À force de pousser dans cette direction, à force d'en parler (je me répète), je suis sûr que ça finira par débloquer d'une façon ou d'une autre.
Je ne serais pas à Montréal, mais je souhaite une très bonne soirée et de bons moments à tout le monde. |