Je fréquente ce site pour plusieurs raisons : je m'intéresse à l'immigration, j'aime discuter avec des gens de d'autres nationalités, j'aime connaître leur vision du Québec, etc. Également, mon objectif est de travailler pour le MRCI d'ici maximum 2 ans parce que c'est un domaine qui me passionne et que j'aimerais que les choses bougent.
Je ne sais pas ce que vous en pensez mais lorsque je regarde les chiffres d'immigration au pays : 250 000 nouveaux résidents permanents en 2002 pour une population d'environ 30 millions d'habitants, je trouve ça disproportionné! D'autant plus qu'environ 110 000 vont s'installer à Toronto!
Comment peut-on arriver à intégrer économiquement, socialement, etc, autant de nouveaux résidents ? Déjà que ce n'est pas facile pour les nouveaux diplômés Québécois ou Canadien de se faire une place, alors imaginez pour ceux venus d'ailleurs.
J'ai de la difficulté à comprendre la logique de ces gouvernements canadien et québécois. Et je me demande combien de temps la paix sociale subsistera-t-elle au pays? Est-ce qu'un jour les Canadiens seront frustrés de voir les immigrants rentrer à pleine porte pour compenser la baisse de natalité alors que les gouvernements font si peu pour faciliter la vie des familles d'ici ?
Je suis pour l'immigration mais faite de façon moins intense et désordonnée. Commençons par régler les problèmes de reconnaissance des expériences avec les employeurs, le protectionnisme des ordres et ensuite on pourra ouvrir les vannes. Ensuite, faudrait accepter davantage de techniciens car ce sont eux qui ont le plus à gagner ici. Mais où tracer une ligne ? Auriez-vous aimé être refusé avec votre BAC + 6 parce que vous ne correspondez pas au profil ciblé ? Actuellement, on donne une chance à tout le monde et que le meilleur (ou chanceux ?) gagne! Est-ce mieux ? Je ne sais pas…
En tout cas, j'ai l'impression qu'on est assis sur une bombe à retardement. Ça rentre à pleine porte sans que les employeurs et la population ne sachent trop de quoi il s'agit. En même temps, je me dis qu'il reste au moins un pays ou certains ont la chance de refaire leur vie. Si les frontières étaient fermées, on nous le reprocherait; elles sont ouvertes, on reçoit beaucoup de critiques également.
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