Le type d'immigration pratiqué au Canada, en Australie ou dans quelques autres pays est une immigration sélective. Il s'agit pour ces pays de choisir avant tout des candidats en bonne santé et hautement qualifiés.
La plupart de tous ces immigrants ont quitté leurs pays pour vivre autre chose ou y découvrir une meilleure qualité de vie. L'argent est rarement le moteur. Nous avions tous une bonne situation auparavant, nous aspirons tous à en trouver une au moins aussi bonne.
Ces immigrants peuvent repartir ou aller ailleurs, et d'ailleurs la plupart d'entre eux ne s'en privent pas (sur 20 ans, le solde migratoire du Québec par exemple est négatif). Voilà pourquoi ils sont si critiques. Certains des membres de ce forum vont quitter leur pays d'acceuil pour revenir ou aller ailleurs. Un nouveau départ ne se commande pas en claquant des doigts. Le site de TF1 a publié un article sur les Français en situation précaire à l'étranger. Eh oui, on peut finir clodo à Sydney... Sans en arriver jusque là, des immigrants ont trouvé leur conjoint parmi la population locale, ont même eu des enfants. C'est certainement ceux là les mieux intégrés, mais aussi les moins libres de repartir. Passé un certains nombre d'années, repartir dans son pays d'origine est comme une nouvelle immigration. Immigrer à 35 ans, pourquoi pas. Mais revenir 10 ans plus tard... Vous avez 45 ans et avez perdu contact avec le marché du travail local, voyez ?
Râleur peut être, mais les inquiétudes sont réelles, et il est normal de douter.
C'est sur que les Pakistanais ou les Irakiens doivent trouver leur nouvel environnement encore plus déroutant. Mais il ne vont pas se plaindre. Ils n'avaient qu'un aller simple, ils n'ont pas ce que nous avons: le choix. |